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Financer des usines de traitement de l’eau : seulement en dernier recours !

Après l’extraordinaire mobilisation du Collectif de Boissey le Châtel contre la hausse des prix de l’eau, l’heure est à la récupération politique, là où les élus locaux cherchent à proposer et à trouver des solutions techniques pour éviter l’explosion du prix de l’eau.

Hier, en milieu d’après-midi, un des vice-présidents m’a appelé pour m’indiquer que le Président du SERPN avait décidé de proposer une délibération le 4 avril pour annuler la hausse du prix de l’eau. Bêtement, j’ai publié l’information dont je pensais qu’elle était connue de tous.

Le député Philippe Brun serait, paraît-il, furieux eu lui avoir volé la vedette. Je n’ai volé la vedette à personne et, à titre personnel, je me fous de la gloriole ! En juin 2019, j’ai pris un arrêté pour la protection de la ressource en eau, après avoir été informé par un salarié du SERPN de dépassements récurrents de l’eau brute en pesticides. Pour les nitrates, nous sommes exposés à des hausses tendancielles, qui, toutefois, varient dans l’année. Je n’ai pas attendu l’onction suprême de Philippe Brun qui n’existait pas encore politiquement à l’époque.

Quant à l’engagement de l’État de financer à coups de subventions la 1ère station, sachez que cet engagement ne tiendra pas dans la durée. Il en faudrait 6, peut-être 8. L’investissement est une chose, le fonctionnement en est une autre. L’État ne va pas financer toutes les stations de traitement en nitrates et pesticides sur tout le territoire et dans toute la France. Ce n’est qu’une annonce de principe pour calmer la colère du « bon peuple ». Il y a plusieurs solutions techniques que Philippe Brun semble ignorer.

La 1ère qui n’a pas été présenté aux délégués du SERPN consiste à interconnecter les réseaux de manière à diluer la pollution, de manière à se donner un peu d’air. Compte tenu du niveau actuel de présence des pesticides et surtout des métabolites, j’avoue ma perplexité. Mais cela mérite d’être étudié très sérieusement et c’est en tout cas la proposition de plusieurs élus dont le maire de Tourville-la-Campagne, en pointe sur ce sujet. La 2e solution qui, elle-aussi n’a pas été présentée aux délégués du SERPN, c’est un droit à l’expérimentation qui ne coûte rien à l’État sauf à gonfler les effectifs de la police de l’environnement dépendant de la DDTM, pour contrôler l’effet de ses décisions. Le Préfet a aujourd’hui le pouvoir, compte tenu d’un risque sanitaire lourd sur les populations, d’étendre la distance de protection par rapport aux bétoires et autres ressources à protéger en amont des points de captage. Cette distance est aujourd’hui de 1 mètre. Pourquoi ne pas la passer le plus rapidement possible sur toute la zone du Roumois et du plateau du Neubourg à 3, voire 5 mètres. Et parlons enfin du digestat issu des méthaniseurs qui est épandu autour de points de captage sensible comme celui du Tremblay qu’il serait bon d’éloigner le plus possible.

L’exemple de la station de Sylvains-les-Moulins prouve, au delà d’un souci de calibration de l’usine de dénitrification, que cet investissement réalisé en 2015 n’est plus opérationnel. Les relevés d’eau de l’ARS sur cette zone montrent, 8 années après, un retour à la situation d’avant. En fait, ces usines consacrent un droit à polluer sans remettre en cause l’origine du problème qui est de prendre énergiquement toutes les mesures nécessaires à la protection, en amont, de la ressource en eau. Seuls l’État et le Préfet sont aujourd’hui compétents pour mener ces actions. La balle est dans leur camp. Elles coûtent bien moins cher que les millions d’euros de subventions à déverser pour calmer la colère légitime des habitants !

Denis Szalkowski, Maire de Saint-Eloi-de-Fourques

Travaux liés à des canalisations en plomb

Des travaux concernant le remplacement des vieilles canalisations en plomb sont programmées au cours de cette semaine dans notre village par le SERPN. Ils concernent :

  • la route de Saint-Paul (secteur Mairie/Ecole) ;
  • la route du Mouchel (carrefour Mairie) ;
  • la route de Bosrobert (entre le carrefour Mairie et l’église) ;
  • le chemin de la grande allée.

L’arrêté du maire 14-2015

arrete-du-maire-2015-14