Archives de catégorie : Histoire

Commémoration du 8 mai

En ce 8 mai, nous commémorerons au monument aux morts, à 11 h 30, la fin de la 2e guerre mondiale intervenue avec la reddition et la capitulation de l’Allemagne nazie. Nous nous recueillerons pour célébrer les victimes des deux grandes guerres qui ont ensanglanté le monde entier. Il s’agira aussi de célébrer la paix revenue entre l’Allemagne et la France, depuis 1945.

Vers 12 h 00, vous êtes invités au vin d’honneur qui vous sera servi à la Mairie. Nous vous convions à venir nombreux afin d’honorer la mémoire de toutes les victimes militaires et civiles du 3e Reich et de ses alliés italiens, japonais, hongrois, roumains, bulgares et yougoslaves.

La signature de la reddition allemande à Reims le 7 mai 1945

La signature de la reddition allemande à Reims le 7 mai 1945

La signature de la capitulation allemande le 8 mai 1945 à Berlin

Furieux contre les alliés qui avaient signé la reddition de l’Allemagne nazie, Staline a souhaité qu’une 2e signature intervienne à Berlin, en grande partie contrôlée par les forces soviétiques.

La signature de la capitulation allemande le 8 mai 1945 à Berlin

 

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Commémoration du 11 novembre : la lettre de Georges Hardy

Hier matin, plutôt que de lire le message du ministère des armées qui ne dispose plus de secrétariat d’état auprès des anciens combattants, j’ai préféré lire la transcription de la lettre du soldat Georges Hardy écrite le 16 octobre 1915, lors de la bataille de Champagne. Il devra être amputé d’une jambe à la fin de l’année 1915 et mourra des suites de la tuberculose le 12 janvier 1916.

Je vous incite à prendre le temps de lire la transcription de cette lettre dont vous trouverez l’original ci-dessous.

Denis Szalkowski
Maire de Saint-Eloi-de-Fourques


Cher Oncle et tante,

Je vous envoie de mes nouvelles qui sont toujours bonne à part un peu de fatigue car
nous avons été trente quatre jours sans pouvoir se coucher il fallait travailler toutes les
nuits pour fortifier les positions conquises, car je vous dirai que mon régiment est en
Champagne, nous sommes à Perthe de ce moment et nous arrivons de Tahure le
village que nous avons pris aux boches et qui leur fait grand mal au cœur d’avoir été
obliger de nous le céder car c’était leur point de ravitaillement, on a trouver un peu de
tout dans ce patelin, aussi pour récompense les boches nous font prendre quelques
choses comme bombardement. ils nous font un marmittage infernal tous les jours, ils ne
perde rien au change car ils prennent aussi quelques chose pour leur rhume mais je vous
promets que c’est un sale vilain coin et nous y laisons bon nombre de morts et encore
plus de blessés c’est affreux de voire des boucherie pareilles et je crois que si cela
continue il y aura fort à faire pour s’en tirer. car je l’ai risquez belle plus d’une fois. La
première je l’ai ratée de bien près il a tombé un obus a pas deux mètres de moi et de
trois de mes copains et dieu merci que nous étions couché, car il a écrasé ma gamelle
percé mon bidon et brisé mon fusil et nous n’avons eu absolument rien pas seulement
une égratignure et hier soir en allant chercher la soupe il en a tombé un tout près aussi il
en a blessé et moi je n’ai eu qu’un petit éclat à la joue et l’autre dans l’épaule, mais mal’heureusement pas assez grave pour me faire évacué, car je vous promets que celui
qui est blessé pas trop gravement a de la chance de ce moment. Nous sommes en arrière
à Perthe a 5 ou 6 kilomètre de la première ligne, mais ça n’empêche pas d’être marmitté.
c’est un sale pays que la Champagne, on ne trouve seulement pas d’eau il faut faire
jusqu’à 6 kilomètres pour avoir une malheureuse goutte d’eau. on ne peut par
conséquent seulement pas se débarbouillé, se qui fait que nous sommes sales comme
peignes pour ne pas dire comme des cochons c’est une triste existence que celle du troupier
en Champagne, la Meuse ou nous étions auparavant été plus agréable comme pays et le
pire c’est que ça n’annonce encore pas la fin je crois que l’hiver s’y passera encore ça
commence tout de même a être bien long pour tout le monde car je sais qu’a la
campagne vous ne chômez pas de travail et de fatigue non plus.

Je termine en vous embrassant bien fort toute la famille sans oublier chez Clémence et
vous prie de souhaiter bien le bonjour à Pascal pour moi quand vous lui r’écrirez car je
crois qu’il doit trouver le temps long lui aussi : Votre neuveu affectionné

Hardy Georges


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Conférence sur les églises de l’Eure à la médiathèque le 19 mai

Virginie Michelland, auteure de l’ouvrage de Trésors cachés des églises de l’Eure, animera une conférence au Centre Culturel et Multimédia de Saint-Eloi-de-Fourques à 18 h 30 le vendredi 19 mai. Ce sera pour nous l’occasion d’interroger la conférencière sur les trésors de notre église de Saint-Eloi-de-Fourques.

Conférence sur les églises de l'Eure à la médiathèque le 19 mai

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Capture d’un prisonnier allemand en 1944 par Robert Lejeune

C’est un document des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) datant du 10 novembre 1945, reconnaissant la capture d’un soldat allemand par Monsieur Robert Lejeune.

ffi-robert-lejeune-19451110

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Mémoire des hommes

Le ministère de la défense a mis en ligne toutes les informations à sa disposition sur les soldats qui sont morts à l’occasion de la 1ère guerre mondiale 14-18.

Le site Mémoire des hommes

13 soldats qui vivaient à Saint-Eloi-de-Fourques au moment du conflit sont morts pour la France entre 1914 et 1918. Il s’agit de :

  1. ALLAIS André Paul, tué à l’ennemi le 25 septembre 1914, dans l’Aisne
  2. BEAULARD Léopold Henri, décès par jugement le 11 juin 1915, dans le Pas de Calais
  3. DEVIN Auguste Joachim, tué à l’ennemi le 9 avril 1918, en Meurthe et Moselle
  4. FLEURY Charles Louis Félix, tué à l’ennemi le 1er février 1916, dans la Somme
  5. GAUBOUT Emile Armand, décédé des suites de ses blessures le 19 juillet 1915 dans la Somme
  6. HAMON Vital Célestin Auguste, décédé le 3 octobre 1918 en Grèce, des suites d’une maladie contractée au cours du service
  7. LANIER Gaston Auguste, décédé le 27 février 1918, dans la Manche, des suites d’une maladie contractée au cours du service
  8. LECHANU Victor Désiré, tué à l’ennemi le 17 avril 1917, dans la Marne
  9. MULOT Joseph Georges, décédé le 14 juillet 1918, dans l’Oise, des suites d’une maladie contractée au cours du service
  10. OZERAY Dollot Almarce, décédé le 8 octobre 1918, dans le Gers, d’une syncope cardiaque
  11. PARISSOT Armand Henri, décédé de blessures de guerre, le 23 aout 1916, en Meurthe et Moselle
  12. PINEL Albert Eugène Marie, tué d’une balle dans la poitrine en rétablissant un réseau de fils de fer
  13. ROUSSELLE Raymond Joseph, tué à l’ennemi le 5 septembre 1918 en Serbie.
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Vos photos nous intéressent !

A l’occasion de la fête communale, la présidente du comité des fêtes m’a demandé de présenter les photos que nous avons pu récupérer à partir d’Internet et aussi auprès de différentes personnes. Je voudrais remercier, au nom du Conseil municipal, Annette Amiot,  Serge Couturier, Constanze Dornhoff, Georges Fournier, Annie Knapp, Jean-Pierre Raulin. Sans eux, cette vidéoprojection n’aurait pas été possible.

Nous avons toujours le projet de faire une exposition photo sur Saint-Eloi-de-Fourques. Mais, pour cela, nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vos photos !

Saint-Eloi, d’hier et d’aujourd’hui

Les photos n’ont d’intérêt et de sens que si elles sont partagées. Après nous, elles seront, peut-être, irrémédiablement détruites et, avec elles, c’est un pan entier de nous-mêmes, de nos vies, de la mémoire qui se trouve aussi détruit !

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Photos aériennes de 1988

Madame Knapp nous a communiqué deux photos aériennes de Saint-Eloi-de-Fourques, prises en 1988.

La 1ère photo montre le centre du village, avec à droite l’église de notre commune. Le nord est en avant-plan.

photo-aerienne-saint-eloi-de-fourques-1988-1

Cette 2e photo montre le croisement de la route de Saint-Paul avec la sente du Quesnard. Le sud est en avant-plan.

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La lettre de remerciement de l’ambassade des Etats-Unis aux FFI

Le bureau de l’attaché militaire de l’ambassade des États-Unis à Paris avait tenu à remercier au travers d’André Couturier les FFI du maquis de Saint-Eloi-de-Fourques pour leur contribution active à la libération de la France.

La lettre de l'attaché militaire de l'ambassade des Etats-Unis à André Couturier au lendemain de la guerre 39-45

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L’association amicale des FFI, au lendemain de la 2e guerre mondiale

Serge Couturier a retrouvé un document dont nous tenions à vous faire part. Il s’agit des statuts d’une association loi 1905 créée au lendemain de la 2e guerre mondiale dénommée Amicale des FFI, combattants et prisonniers. Le Président en était André Couturier qui dirigea le maquis sur Saint-Eloi-de-Fourques lors de l’été 1944, à l’occasion de la Libération.

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La libération de Saint-Eloi-de-Fourques lors de l’été 1944

C’est Serge Couturier – actuel conseiller municipal – qui nous a fourni les photos de la libération de Saint-Eloi-de-Fourques intervenue au cours de l’été 1944 !

C’est André Couturier, le père de Serge, qui était alors l’un des chefs du maquis sur Saint-Eloi.

André Couturier

Il est à gauche sur la photo, en compagnie de soldats britanniques des SAS et de l’abbé Sanquer de Saint-Eloi-de-Fourques, à droite sur la photo.

André Couturier, en compagnie des SAS britanniques

Les femmes aussi jouèrent un grand rôle dans la libération de Saint-Eloi. Andrée Marais et Irène Couturier apparaissent respectivement en 2e et 3e positions, à partir de la gauche, sur la photo.

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Les commandos SAS britanniques

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Les FFI au monument aux morts

La photo montre le groupe des FFI et, en avant-plan, les commandos britanniques.

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Les FFI photographiés dans la forêt

La localisation de cette photo est indéterminée.

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La lettre des chefs du maquis au capitaine Holland des SAS britanniques

Les chefs du maquis, André Couturier et André Marais, ont tenu à remercier les commandos britanniques pour la libération de Saint-Eloi-de-Fourques.

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